12 septembre 2013,
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*Les termes ‘médecine et médicale’ sont utilisés dans le sens étymologique : lat. medicina de mederi : soigner, traiter, guérir, être efficace (Guillet de la langue française). Le terme réfère à la définition : science, ensemble de techniques et de pratiques qui a pour objet la conservation et le rétablissement de la santé, du Nouveau Petit Robert .

Au cours des décennies et de son évolution, la perception de la chiropratique a changé, tant dans le monde scientifique que chez les chiropraticiens eux-mêmes. D’une médecine* presque miraculeuse, un peu mythique, nous en sommes aujourd’hui arrivés à une vision plus concrète des bienfaits de la chiropratique et à une compréhension plus rationnelle de son fonctionnement.

Comment, en si peu de temps, la chiropratique s’est-elle imposée comme une médecine alternative de premier ordre ? Cela s’explique non seulement par les bénéfices évidents d’une telle pratique, mais aussi par les recherches effectuées et les évolutions qui en ont découlé.

Bien entendu, la chiropratique a toujours eu une certaine similitude avec les soins naturels asiatiques, l’ostéopathie et certaines autres médecines alternatives qui guérissent par le biais du corps (ex : l’acupuncture). Bien qu’effectivement, on ne puisse y déceler que de faibles ressemblances, ces médecines adhèrent à une même philosophie et à des valeurs qui manquent à la médecine traditionnelle. Ces croyances elles-mêmes ont évolué, et grâce aux recherches effectuées, elles reposent aujourd’hui sur des faits scientifiquement reconnus.

Création de la chiropratique : des débuts fabuleux

Le premier homme à avoir pratiqué la chiropratique, non pas telle qu’on la connaît aujourd’hui, mais bien telle qu’elle apparut pour la première fois, se nomme Daniel Palmer. Nous assistions alors aux prémices de la chiropratique, résultat d’analyses de différentes médecines alternatives auxquelles Palmer avait consacré de longues heures de travail. En 1895, c’est par un ajustement chiropratique au niveau cervicodorsal que, selon les écrits, il guérit la surdité de son concierge et que pour la première fois il mit en pratique sa théorie. Son fils B.J. démocratisera cette pratique et en créera l’école éponyme (de son nom), la chiropratique était officiellement devenue une médecine parallèle.

À ses débuts, la chiropratique est donc une médecine qui se base sur des principes extrêmement holistiques, voir métaphysiques. Il y est considéré que le corps possède une intelligence innée (communément appelée énergie ou force vitale) et qu’il a la faculté de se guérir par lui-même (auto-guérison).
Le chiropraticien n’est donc qu’un intermédiaire qui a pour rôle de maintenir la mobilité de la colonne vertébrale et de corriger les pincements vertébraux de chaque être qu’il soit, homme, femme ou enfant afin de permettre au corps de se guérir. Ces déplacements alors appelés subluxations vertébrales ou nerfs pincés ont, grâce à la recherche, évolué en complexes de la subluxation vertébrale ci-après nommées dysfonctions vertébrales.

Les dysfonctions vertébrales (voir le texte sous l’onglet médecine manuelle) comportent quatre principales composantes et leurs conséquences :

  1. La kinésiopathologie, atteinte de la mobilité et perte de souplesse.
  2. La neuropathologie, atteinte des tissus nerveux et des messages cérébraux.
  3. La myopathologie, augmentation du tonus musculaire et apparition de douleurs.
  4. L’histopathologie, inflammation et remodelage des articulations (arthrose).

Ces composantes induisent des changements biochimiques qui provoquent des erreurs dans les messages des principales voies nerveuses (ex : vestibulo spinale) qui produisent des altérations de la force, de l’équilibre et de la coordination. De plus, ces processus augmentent la susceptibilité de l’organisme aux blessures, à la dégénérescence tissulaire et au déséquilibre de l’homéostasie**(pivot de la santé). Grâce à ses ajustements vertébraux manuels, le chiropraticien moderne corrige les dysfonctions vertébrales, favorise le rétablissement de l’homéostasie et augmente la résistance de l’organisme aux maladies en rétablissant les fonctions neurophysiologiques de l’organisme et ce ,sans médicament, ni chirurgie d’où l’épithète « médecine douce ».

Rappelons-nous que la dysfonction vertébrale évolue silencieusement et ce n’est que lorsque les dommages deviennent importants qu’elle se manifeste cliniquement par des symptômes. C’est ici que la chiropratique joue un rôle primordial, pas nécessaire d’attendre les symptômes pour consulter et faire corriger ces dysfonctions vertébrales , ça c’est de la véritable prévention. Les enfants seront les premiers à bénéficier de cette application préventive car des enfants en meilleur santé c’est tout un capital social.

La chiropratique entre dans les coulisses de la médecine traditionnelle

C’est un fait avéré et extraordinaire que la chiropratique, une médecine si jeune, ait évolué si rapidement. Lors de la pandémie de grippe des années 1917 et 1918, les chiropraticiens ont pu établir des rapports honnêtes qui mettaient en évidence une augmentation de la résistance de leurs patients comparée à celle de leur entourage, et ainsi soulignaient les bénéfices éventuels qu’un traitement chiropratique pouvait apporter (ces articles peuvent se trouver dans des magazines spécialisés en ostéopathie). A l’époque, ce ne fut pas suffisant ; ce n’est qu’après plusieurs décennies, soit en 1987, et après une longue bataille juridique contre l’American Medical Association que les chiropraticiens pourront finalement exercer dans les hôpitaux et les cliniques sportives surtout aux USA.

En moins d’un siècle, la chiropratique s’est propagée en Amérique comme une traînée de poudre, et dès la fin du 20ième siècle, elle est officiellement reconnue par les grandes autorités scientifiques américaines.

L’Assemblée nationale du Québec adopte, dès 1973, sa « Loi sur la chiropratique ». S’ensuivit la création de l’Ordre des chiropraticiens du Québec (O.C.Q.) qui regroupe à ce jour tous les praticiens diplômés exerçant dans la province. Cet organisme s’assure du respect scrupuleux des normes et des règles imposées non seulement par la loi, mais aussi par la science chiropratique elle-même. Référence incontournable, l’Ordre existe pour la protection et la sécurité du public et s’assure que chaque praticien possède les compétences adéquates.

Une reconnaissance internationale scientifiquement appuyée

Dans les années 90, des témoignages concernant la chiropratique se répandent dans le monde entier, et le public peut enfin faire sa propre opinion sur la question en consultant divers rapports émis par des scientifiques ( 6 commissions d’enquête dans 6 pays différents concluent que la chiropratique devrait faire partie des soins couverts par l’État). À Williamsburg et à Richmond, en Virginie, lors de l’année 1992, deux universités établissent clairement le résultat de leurs recherches, stipulant que la chiropratique est devenue une médecine de premier ordre, utilisée par une large portion de la population américaine. On commence alors à assister à une véritable démocratisation et une popularisation des traitements. La majorité des américains étant sujette à des maux de dos, de plus en plus sont suivis par des chiropraticiens.

Un an plus tard, le Manga Report en Ontario, confirme cette position, attestant que les médecins eux-mêmes prennent désormais conscience des avantages que procurent ces soins et que le rapport qualité-prix (cost-effectiveness) donne un net avantage à la chiropratique. Cette évolution, cette soudaine ouverture même, permet à la chiropratique d’acquérir sa réputation et sa renommée, faisant d’elle la médecine alternative la plus répandue et la plus réputée mondialement.

Finalement, c’est « The Association of Chiropractic Colleges » qui établira,de façon claire et précise, la chiropratique comme étant une médecine qui tend à préserver et à restaurer la santé de chacun, et qui s’appuie principalement sur la correction du complexe de la subluxation vertébrale. De même, la Fédération mondiale de chiropratique s’est alliée à l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.) depuis maintenant plus de vingt ans pour donner à la chiropratique ses lettres de noblesse.

Un futur radieux pour la chiropratique

Tandis que le nombre de chiropraticiens augmente de jour en jour et que même l’Europe, l’Asie et le Japon semblent céder à cette nouvelle pratique médicale, nos universités travaillent toutes dans le but d’inclure des formations rigoureuses en chiropratique, (ex : l’U.Q.T.R. offre un cours de 5 ans contenant 245 crédits qui conduit à un doctorat de premier cycle depuis bientôt 20 ans).

Il est certain que la chiropratique est une médecine d’avenir et il est probable que les chiropraticiens rejoindront bientôt les traditionnels médecins de famille. Ce sujet fait d’ailleurs l’objet de débats aux États-Unis, où de plus en plus de personnes préfèrent désormais se tourner vers les conseils d’un chiropraticien. Dans notre cas, votre santé est notre priorité, et nous mettons en œuvre tous nos moyens et notre savoir pour vous offrir des soins complets et adaptés à vos besoins.

En analysant votre corps, votre système nerveux et votre système musculosquelettique, le chiropraticien préserve l’équilibre initial de votre organisme soit son homéostasie**.  Cet équilibre est un pivot important à votre adaptation et à votre expression de la santé. Ses soins sont autant préventifs que curatifs. De plus, votre chiropraticien peut devenir un partenaire majeur dans le maintien de votre santé.

**«Initialement élaborée et définie par Claude Bernard, l’homéostasie est la capacité que peut avoir un système quelconque à conserver son équilibre de fonctionnement en dépit des contraintes qui lui sont extérieures. …»

http://fr.wikipedia.org/wiki/Homeostasie

Dr Louis-Philippe Morin, Chiropraticien

Dr Louis-Philippe Morin, Chiropraticien

Le Dr. Louis-Philippe Morin, Chiro à Québec avec 38 ans d’expériences, offre des soins chiropratiques la clinique chiropratique de Sillery, Ste-foy - Québec. Pour des questions ou un Rendez-vous, vous pouvez le contacter au 418-800-7955.
Dr Louis-Philippe Morin, Chiropraticien
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